Proposition de lamacta : Réduire le cash sans bloquer l’économie

Comment pousser l’usage des moyens de paiement en Algérie ?

Une stratégie pragmatique : rendre le paiement électronique plus simple et plus avantageux, tout en rendant le cash progressivement moins attractif (sans bloquer l’économie).

Objectif

Réduire l’usage du cash ne se fait pas par interdiction brutale. La méthode la plus efficace est de jouer sur trois leviers en même temps :

Accessibilité Coût Confiance Incitations
  • Accessibilité : pouvoir payer digital partout, rapidement.
  • Coût : frais faibles pour commerçants et citoyens.
  • Confiance : sécurité, anti-fraude, et support en cas de problème.
  • Incitations : avantages concrets vs. cash.
 

8 mesures concrètes (progressives et applicables)

1) Obligation de TPE ou QR dans tous les commerces (avec aide)

Principe : tout commerce doit accepter au moins un moyen de paiement digital (TPE ou QR), avec un déploiement par secteurs pour éviter le blocage.

  • Déploiement par étapes : grandes surfaces → pharmacies → stations → restaurants → boutiques.
  • Aide à l’équipement : subvention / location faible coût / commissions réduites la 1ère année.
  • Option QR : moins chère qu’un TPE et plus rapide à généraliser.

2) “Cash +1%” sur achats non essentiels (au lieu d’interdire)

Une surtaxe modérée sur le cash (sur le non essentiel) pousse naturellement vers la carte/QR.

  • Exclure : alimentation de base, santé, transport, éducation.
  • Appliquer au-dessus d’un seuil (ex. 5 000–10 000 DZ) pour éviter d’impacter les petits achats.
  • Utiliser la recette pour financer TPE/QR, cybersécurité et support.

3) Amnistie “petits dépôts” : bancariser sans peur

Une amnistie limitée encourage l’argent hors circuit à entrer en banque (et donc à circuler digitalement).

  • Durée limitée (6–12 mois).
  • Plafond clair : 1 à 2 millions DZ cumulés par personne.
  • Identité vérifiée + déclaration simplifiée (objectif : inclusion, pas sanction).

4) Soutenir les startups de paiement (innovation + alternatives)

Sans fintech, les solutions restent chères, lentes et peu pratiques.

  • Sandbox réglementaire : tester des solutions en conditions réelles, encadrées.
  • Accès API (open finance minimal) : initiation paiement, consultation solde (avec consentement).
  • Aides ciblées : KYC, antifraude, intégration POS/QR, support client.

5) Ouvrir la finance africaine (changes et paiements régionaux)

Faciliter les échanges avec des monnaies africaines peut encourager des circuits digitaux (commerce, transferts, business).

  • Démarrer par corridors concrets (import/export régional, services).
  • Comptes multi-devises pour entreprises + taux transparents.
  • Partenariats avec réseaux panafricains de paiement (quand disponibles).

6) Digitaliser l’ouverture de comptes (sans papiers, 100% en ligne)

L’adoption explose quand l’ouverture de compte devient simple (KYC digital).

  • Vérification identité via selfie/vidéo + scan pièce.
  • Signature électronique.
  • Carte virtuelle immédiate + carte physique ensuite.

7) Créer un cadre pour les banques en ligne (néobanques)

Des “banques sans agences” (portefeuille de poche) modernisent l’expérience et attirent les jeunes.

  • Statut légal (type établissement de monnaie électronique).
  • Plafonds au début + obligations de sécurité & reporting.
  • Interopérabilité : payer partout via un standard QR.

8) Administration : digital par défaut, cash surtaxé

L’État est le levier le plus puissant : si les administrations basculent, tout le pays suit.

  • Digital-first : e-paiement prioritaire (CNAS/CASNOS, Sonelgaz, Naftal, impôts, universités, amendes).
  • Cash autorisé au départ, mais avec frais de traitement (ex. +1% ou montant fixe).
  • Incitations : délai réduit en digital, files dédiées, reçus instantanés.
Idée centrale : ne pas “supprimer” le cash d’un coup — mais le rendre moins rentable et le digital plus fluide.
 

Plan de déploiement en 3 phases

Phase 1 — 0 à 6 mois
  • QR partout + aide TPE.
  • E-paiement obligatoire dans services publics pilotes.
  • Ouverture de compte 100% en ligne.
Phase 2 — 6 à 18 mois
  • Cash +1% sur non-essentiel (progressif).
  • Cash surtaxé dans administrations.
  • Amnistie “petits dépôts” limitée dans le temps.
Phase 3 — 18 à 36 mois
  • Néobanques régulées à grande échelle.
  • Open finance (API) + fintech innovantes.
  • Intégration régionale (finance africaine).
 

3 conditions pour que ça marche (sinon échec)

  • Réseau fiable : une panne = retour immédiat au cash.
  • Frais faibles : si le digital coûte cher, l’adoption stagne.
  • Interopérabilité : un standard commun (QR) accepté partout.

Conclusion : la meilleure stratégie consiste à combiner obligation progressive, incitations (avantages du digital), et dissuasion douce (coût du cash) — tout en améliorant l’expérience utilisateur et la confiance.

Voir nos annonces

Annonces intéressantes

Exclu. Lamacta

Lamacta Immobilier annonce photo 5284
bed 7 1

vente villa tipaza

9.00 milliards

localisation Tipaza chenoua plage
327 7 pièce(s)

Exclu. Lamacta

Lamacta Immobilier annonce photo 4180
bed 8 1

vente villa oran

5.00 milliards

localisation Oran messerghine
180 8 pièce(s)

Exclu. Lamacta

Lamacta Immobilier annonce photo 4095
bed 8 1

vente villa oran

10.00 milliards

localisation Oran courbet
420 8 pièce(s)

Exclu. Lamacta

Lamacta Immobilier annonce photo 2247
1

vente villa ain temouchent

Prix sur demande

localisation Ain temouchent beni saf
220

vente appartement oran

Prix sur demande

localisation Oran Fermeville
3 pièce(s) mise à jour Il y a moins d'une heure
Lamacta Immobilier annonce photo 17735

vente terrain jijel

Prix sur demande

localisation Jijel تجزئة بوكريعة
mise à jour Il y a 5 heures

S'abonner à notre Newsletter